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Le pont Royal, avec son dos d'âne accentué, reste, avec le Pont-Neuf et le pont Marie, l'un des trois plus vieux ponts de Paris. Il est classé monument historique.Il est probablement le seul pont de Paris qui ne s'imposait pas par la nécessité de joindre des quartiers de la ville. Il ne se trouve pas dans l'axe transversal de voies auxquelles il donne accès.
En effet, en rive droite, le pont bute sur le pavillon de Flore et n'atteint l'avenue du Général Lemonnier qu'après un trajet en chicane. Sur la rive gauche, il en est de même avec les rues du Bac et de Beaune. La liaison des deux rives de la Seine se faisait au moyen d'un bac. En 1632, Barbier construisit un premier pont en bois appelé aussi pont Sainte-Anne et plus populairement pont Rouge en raison de sa couleur.
Ce pont de bois réservé aux piétons et aux cavaliers, qui payaient un double péage comme beaucoup d'autres, fut incendié ou emporté par les eaux. Remplacé par un ouvrage en pierre entre 1685 et 1689 sous la houlette de Jacques Gabriel, de Jules Hardouin-Mansart et du Père Romain, le pont Royal fut entièrement financé par Louis XIV. De là lui vient son nom. Au cours du XVIIIe siècle, c'est le lieu des grandes fêtes et réjouissances parisiennes. Les fêtes nautiques données à l'occasion du mariage d'Elisabeth de France et de l'Infant Philippe d'Espagne attirèrent 500 000 personnes sur les berges et les ponts.
Le pont Royal clôt de façon prestigieuse la perspective du bassin du Louvre jusqu'alors ouverte sur le couchant.
C'est sur ce pont, alors dit National de 1792 à 1804, que Bonaparte fit disposer les canons qui contribuèrent à la défense des Tuileries, où siégeaient la Convention et le Comité de Salut public.
Sur la dernière file de chaque rive on peut remarquer l'échelle hydrographique marquant l'étiage et les crues historiques.
Il fait l'objet d'importants travaux de réfection décidés par la Mairie de Paris et qui s'échelonneront sur plusieurs années.
Construit en 1685 et 1689.
Largeur 16m.
Cinq arches en plein cintre de 20, 22, 23, 22 et 20m en maçonnerie.
Fondations sur pilotis battus à l'intérieur de batardeaux.
Légèrement modifié au XIXe siècle pour diminuer le dos d'âne de la chaussée.
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