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Autrefois, existaient en amont de l'Ile Saint-Louis deux passerelles , l'une de Damiette, côté rive droite, l'autre de Constantine, côté rive gauche. Cette dernière était, d'ailleurs, une passerelle suspendue qui, réalisée en 1836, s'écroulera vingt ans après.Un passage pour piétons sur estacade en bois joignait la pointe amont de l'île au quai Henri IV dont le rôle consistait à protéger de la dérive des glaces les bateaux garés en hiver au port des Célestins, Saint-Paul, sur le petit bras de la Seine.
Elle ne disparut définitivement du paysage parisien qu'en 1933. L'ouvrage qui les remplaça honore Maximilien de Béthune, duc de Sully, ministre de Henri IV, dont il tire son nom.
Cette construction a la particularité d'être constituée de deux ponts métalliques autonomes qui s'appuient sur l'extrémité de l'île Saint-Louis, elle est l'oeuvre des ingénieurs Vaudrey et Brosselin sous le Second Empire.
Ces ponts mettent en communication le boulevard Henri IV et le boulevard Saint Germain. Le pont Nord commence quai Henri IV pour finir quai d'Anjou tandis que le pont Sud commence quai de Béthune pour déboucher sur les quais Saint-Bernard et de la Tournelle.
Le square qui occupe la pointe de l'île et le terre-plein entre les deux ponts faisaient partie intégrante, aux XVIIe et XVIIIe siècles, du jardin à la francaise bordant le magnifique hôtel de Bretonvilliers, détruit en 1840, dont les splendeurs sont décrites et peintes dans l'histoire du quai de Béthune.
Construit en 1876.
Pont du grand bras : trois arches de 46,49 et 46m en fonte.
Pont du petit bras : une arche centrale de 42m en fonte, deux arches latérales de 15m en maçonnerie (plein cintre). Fondations sur maçonnerie à l'abri de batardeaux.`
Culées fondées sur le sable (rive gauche) ou sur pilotis (rive droite).
Piles sur béton coulé dans des caissons sans fond descendus sur le calcaire.
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